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Actualités des mandataires en immobilier et de leurs réseaux

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La fin du «AAA» devait être un véritable coup de bambou pour les Français qui souhaitent investir dans la pierre. Deux mois après la perte de notre trésor national, selon l’expression d’Alain Minc, c’est tout le contraire qui est en train de se produire.Les taux d’intérêts des crédits immobiliers, directement liés au niveau du taux d’emprunt de l’Etat qui selon bien des experts ne pouvaient que monter après la baisse de la note française, prennent le chemin inverse.
En effet, le taux des obligations assimilables du Trésor (OAT) à dix ans qui sert de taux de référence aux banquiers pour fixer le prix auquel ils nous prêtent se replie. Pourquoi? Tout simplement parce que les investisseurs avaient largement anticipé cette dégradation.

Les banques baissent leurs taux

Ainsi, selon le 15e observatoire du crédit immobilier organisé ce lundi par Meilleurtaux, 83% des banques ont diminué leurs taux fixes de 0,12 point en moyenne et 17% les ont maintenus. C’est la première fois depuis près de deux ans qu’aucune institution ne procède à un relèvement de ses taux.
«En outre, les banques bénéficient actuellement de bonnes conditions de refinancement auprès de la Banque centrale européenne et sur les marchés», souligne Hervé Hatt, directeur général de Meilleurtaux. Depuis décembre, la BCEa mis à la disposition plus de 1.000 milliards d’euros de prêts à trois ans au taux très attractif de 1%. Pour éviter, dans un contexte de défiance généralisée que le système bancaire ne se grippe, l’institution dirigée par Mario Draghi a sorti en langage d’économiste le «bazooka».
Des liquidités à bons prix qui permettent donc aux banques de «mener une politique commerciale offensive», estime Hervé Hatt.

Les prix se détendent

Cerise sur le gâteau pour celles et ceux qui seraient tentés par un projet immobilier, la baisse des prix enclenchée l’été dernier va se poursuivre en 2012. Roland Trippard, président du directoire de seloger.com anticipe un repli global de 5 à 10% selon les régions. Ceux qui parient sur un recul plus prononcé avant d’acheter risquent pourtant d’être déçus.
«Au regard des fondamentaux – plutôt sains – du marché français, nous continuons néanmoins de juger hautement improbable un scénario de krachimmobilier. Dans le cadre de notre scénario central, nous estimons que les prix devraient baisser de l’ordre de 5 à 6% sur un horizon de deux ans», corrigent, de leur côté, les économistes de Natixis, dans une note de recherche.

Pas de chute à attendre

En effet, difficile d’envisager une chute brutale des prix alors que l’immobilier reste une valeur refuge. Selon une étude menée par l’institut CSA pour le compte du Cercle des Epargnants, 47% des Français le considèrent comme le meilleur placement pour leur épargne. Bien que l’attentisme soit plus grand aujourd’hui, certainement en raison des craintes du chômage et des élections à venir, la demande pour l’immobilier restera toujours soutenue.

Source : Les Echos, Mathieu Bruckmüller






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