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Actualités des mandataires en immobilier et de leurs réseaux

Afin de mieux vous connaître, mais surtout vous connaître vos souhaits, Info-mandataire.com lance un sondage :

- Services que vous attendez des réseaux
- Formation, animation
- Système de rémunération...

Info-mandataire.com a été créé pour offrir un regard objectif sur le métier et les réseaux. Que vous soyez mandataire ou envisagez de le devenir, votre participation à ce sondage va nous permettre de mettre en avant vos attentes et vos constats. C'est une première étape pour vous proposer des informations plus fiables et bénéfiques.

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Participez au sondage et... gagnez 3 séances de coaching

Communiqué de presse du 14 Mai 2012

Il y a des changements qui s'imposent d'eux-mêmes, les réseaux de mandataires immobilier, pourtant décriés par divers acteurs majeurs de la profession, prennent une place de plus en plus importante. Ils sont les seuls dans un marché stagnant, voire en baisse, à afficher une croissance déconcertante, certains annoncent 100 % de croissance pour 2012 ! Oublions un instant les accusations de vente pyramidale, de formation trop rapide, de management lointain ou encore les critiques sur les systèmes de rémunération et regardons les faits concrets afin de comprendre pourquoi ces réseaux se développent avec une telle rapidité.

De l'autonomie à l'indépendance

Fréquemment, internet est présenté comme principale cause de la croissance des réseaux de mandataires. Mais les commerciaux indépendants existaient dans l'immobilier bien avant l'arrivée d'internet. Ce fut le cas en Amérique du nord, mais aussi en France, quelques réseaux, comme Le Tuc immobilier, utilisent depuis plusieurs décennies le statut d'indépendant tout comme de nombreuses agences immobilières. L'explication est ailleurs, en effet, depuis 30 ans la profession s'est structurée avec des formations initiales diplômantes, des réseaux d'agences offrant aux commerciaux des formations permanentes, un cadre juridique clair, des prestataires proposant divers moyens professionnels auparavant réservés aux grandes structures.

Par conséquent, de nombreux conseillers en immobilier comme Eric Valentin (salarié dans un grand réseau d'agence depuis 5 ans) font cette analyse :''Je connais parfaitement mon travail et le soutien de l'agence est de plus en plus discutable pour moi, dans les faits, je travaille quasiment en autonomie... L'idée de rejoindre un réseau de mandataires en 2012 est née quand j'ai réalisé que ma rémunération est inversement proportionnelle à mon travail fourni pour l'agence...Mais, le plus difficile est de supporter au quotidien un management pesant, de multiples réunions et procédures''.

Le développement des réseaux de mandataires fait donc écho à des attentes d'autonomie et de rémunération différentes tout en ayant des moyens comparables aux grandes organisations professionnelles. Dans ce processus, l'internet est un outil incontournable, mais la professionnalisation de l'ensemble de la population immobilière en est la réelle cause.

In fine c'est le client qui décidera

Les turpitudes du microcosme immobilier ne vont pas changer la face du monde, on est tout de même en droit de se demander si les réseaux de mandataires vont offrir aux clients plus de qualité de service et d'efficacité. C'est même la question centrale, la satisfaction du client favorisera ou non le développement des réseaux de mandataires.

Home staging, mandats de vente labellisés, garanties diverses et variées, les grandes enseignes d'agences immobilières rivalisent d'imagination, mais il est difficile de réinventer un métier. Au bout du compte, les promesses commerciales se ressemblent de plus en plus et, en se banalisant, impressionnent de moins en moins. N'aurait-on pas oublié ce que recherche réellement les clients ?

Pour répondre à cette interrogation, il faut avoir à l'esprit le point essentiel des métiers de la transaction immobilière : on ne vend rien sans bons produits même avec des services novateurs ou un budget publicitaire colossal, comme dans la distribution, la transaction immobilière est d'abord un métier ''d'acheteur''. Obtenir des biens à vendre en quantité et au prix du marché est d'abord un travail de prospection, un travail de terrain et de développement permanent du relationnel. Or, la prospection réalisée aujourd'hui génèrera une vente dans 6, 8 ou 12 mois, parfois plus.. Qui mieux qu'un indépendant peut se lever le matin pour travailler sur le long terme son... fonds de commerce ?

Dans divers sondages sur la profession, un reproche revient fréquemment : ''j'ai laissé mes coordonnées à l'agence et personne ne m'a rappelé''. Pour un conseiller salarié, c'est un contact parmi d'autres, pour un mandataire indépendant, c'est son budget publicitaire qui part en fumée. La force d'un réseau de mandataires repose sur la responsabilité individuelle de ses membres, ils ont choisi d'être responsables d'eux-mêmes, responsables de leurs résultats, responsables de leurs engagements envers les clients. Ainsi, le client ne s'adresse pas à une organisation regroupant des centaines d'agences autour d'un plan de com, mais à un professionnel de proximité avec des engagements personnels.

Effet miroir de la recherche d'autonomie, la responsabilité individuelle est la base des concepts de réseau de mandataires, David Bézu, fondateur de La Fourmi Immo (400 mandataires) ex agent immobilier et formateur dans un réseau national d'agences, constatait en 2006 : ''Ce qui m’a frappé, au cours de mon travail, c'est le rapport de défiance existant entre les agents immobiliers et leurs clients. Ainsi, je me suis mis à réfléchir à une nouvelle conception du métier, ce qui m’a amené à créer La Fourmi Immo''.

État des lieux des réseaux de mandataires

Tel un réseau social spécialisé, info-mandataire.com fédère les mandataires quelque soit leur enseigne et propose un « état des lieux » complet et indépendant des réseaux, les mandataires peuvent s'informer, collaborer et échanger des expériences. Ce site s'adresse également aux futurs mandataires à la recherche d'informations : les statuts juridiques, les aides financières au démarrage, le métier, les services réseau par réseau, les commentaires de leurs membres...

Sur la base des informations collectées, info-mandataire.com fait divers constats. Il existe 26 réseaux en France comptant une centaine de mandataires ou sur le point d'y arriver, au total ce sont 6000 mandataires qui travaillent dans ces organisations. Cependant, de fortes disparités concernant la formation et l’animation proposées sont perceptibles dans les propositions de services des réseaux et dans les témoignages de mandataires. Les autres services sont essentiellement liés à la communication, sur ce point la situation est claire, plus un réseau compte de mandataires, plus il peut mettre en place des outils de communication efficaces et nombreux : site internet individuel pour chaque mandataire, documents de communication (flyers, mailing types...), partenariats avec métiers périphériques, etc. Pour en savoir plus sur les réseaux, voir le tableau en fin de communiqué ou consulter www.info-mandataire.com.

Les réseaux les plus développés sont parmi les plus anciens, quel que soit le métier, les précurseurs bénéficient toujours d'une longueur d'avance. Néanmoins, cette avance ne sera pas forcément suffisante quand le marché se stabilisera et qu'il imposera une concurrence plus qualitative que quantitative. Quels réseaux vont résister, devenir leaders ou échouer, quels sont les services qui feront la différence ?

Sept réseaux comptent plus de 300 mandataires, dont trois plus de 1000, seront-ils les futurs leaders ?

Les réseaux de mandataires proposent des services de plus en plus performants pour rivaliser avec les acteurs classiques de la profession, mais n'oublions pas qu'ils ne disposent pas d'agence. Ils doivent donc démontrer leur crédibilité à des clients qui ne sont pas encore tous prêts à confier la vente de leur bien à une entreprise dont le siège est à 500 km. Mais qui mieux qu'un mandataire peut identifier les services crédibilisant et efficaces aux yeux de sa clientèle ?

Ce point est essentiel, car même si les services marketing des réseaux font des études en permanence pour concevoir des offres commerciales pertinentes, ces offres peuvent devenir totalement inefficaces avec des mandataires indépendants et donc libres de les utiliser... ou non. Par conséquent, les dirigeants de réseaux doivent résoudre une équation complexe : concevoir une stratégie commerciale convaincante pour que les mandataires soient motivés à la mettre en œuvre. On voit naître une nouvelle forme de management qui sera l'un des principaux critères de réussite des réseaux : savoir ''manager'' des indépendants avec lesquels aucun lien de subordination n'est possible.

Chez megAgence (120 mandataires), le président Jean Lavaupot (ex-dirigeant Era), propose un service complet aux clients vendeurs :

    - L’audit complet du bien

    - Le rapport d’avis de valeur en 3 méthodes + une

    - Le mandat avantage qui permet une grande souplesse

    - Le suivi de la commercialisation du bien

Au-delà, de la vision conceptuelle, ce type d'approche pragmatique parle aux mandataires comme à leurs clients.

Succès du réseau = (Responsabilité individuelle des mandataires) + (Stratégie commerciale + services + formation)

Certains réseaux font déjà fausse route en proposant :''venez chez moi le commissionnement est meilleur'' oubliant au passage d'avoir une véritable stratégie et ses outils : documents de communication, partenariats avec home stager ou banques... Mais, tout autant que cette stratégie, la capacité à transmettre un savoir-faire est déterminante, à ce sujet, les dirigeants de réseaux doivent impérativement entendre les remarques venant des autres acteurs de laprofession au sujet de la formation initiale et continue.

Mais les choses évoluent déjà, Laurent Canard, Animateur et formateur chez SAFTI (340 mandataires), présente l'approche de son réseau : ''nous avons décidé de miser sur les formations et sur un accompagnement sur-mesure personnalisé : cela débute par un parcours d’intégration de 3 mois avec un cursus de formation complet et un suivi régulier; puis sont ensuite proposées des formations « à la carte »; sans oublier que chaque mandataire est suivi tout au long de son activité par un consultant référent professionnel de l’immobilier. Et s’il le souhaite il peut être accompagné sur le terrain par un coach local pour encore plus de proximité''

La jeunesse des structures explique en grande partie cette lacune, cependant, la croissance et les investisseurs comme Artemis, le holding familial de la Famille Pinault (PPR) qui racheté fin 2011 Capifrance et Optimhome permettent d'envisager une amélioration très rapide.

6 000 mandataires aujourd'hui, demain 20, 30 000 ?

Le resserrement annoncé du marché immobilier va accélérer la croissance des réseaux de mandataires. En effet, la baisse des honoraires constatée depuis plusieurs mois va s'amplifier et peser encore plus sur les trésoreries des agences classiques. Les réseaux de mandataires ayant des charges fixes beaucoup plus faibles, vont s'adapter plus facilement à ce nouveau contexte. Cependant, tous ne progresseront pas à la même vitesse, les leaders de demain devront avoir une véritable stratégie et une transmission de savoir faire adaptée aux indépendants. La partie ne fait que commencer, aujourd'hui il y a environ 6000 mandataires, si leurs parts de marché continuent à progresser au même rythme, ils seront 20 à 30 000 en 2020 et représenteront 30 % du marché !

Dans ce contexte, inutile de préciser que les cartes pourraient être redistribuées à plusieurs reprises, alors pour rester informé : www.info-mandataire.com

La fin du «AAA» devait être un véritable coup de bambou pour les Français qui souhaitent investir dans la pierre. Deux mois après la perte de notre trésor national, selon l’expression d’Alain Minc, c’est tout le contraire qui est en train de se produire.Les taux d’intérêts des crédits immobiliers, directement liés au niveau du taux d’emprunt de l’Etat qui selon bien des experts ne pouvaient que monter après la baisse de la note française, prennent le chemin inverse.
En effet, le taux des obligations assimilables du Trésor (OAT) à dix ans qui sert de taux de référence aux banquiers pour fixer le prix auquel ils nous prêtent se replie. Pourquoi? Tout simplement parce que les investisseurs avaient largement anticipé cette dégradation.

Les banques baissent leurs taux

Ainsi, selon le 15e observatoire du crédit immobilier organisé ce lundi par Meilleurtaux, 83% des banques ont diminué leurs taux fixes de 0,12 point en moyenne et 17% les ont maintenus. C’est la première fois depuis près de deux ans qu’aucune institution ne procède à un relèvement de ses taux.
«En outre, les banques bénéficient actuellement de bonnes conditions de refinancement auprès de la Banque centrale européenne et sur les marchés», souligne Hervé Hatt, directeur général de Meilleurtaux. Depuis décembre, la BCEa mis à la disposition plus de 1.000 milliards d’euros de prêts à trois ans au taux très attractif de 1%. Pour éviter, dans un contexte de défiance généralisée que le système bancaire ne se grippe, l’institution dirigée par Mario Draghi a sorti en langage d’économiste le «bazooka».
Des liquidités à bons prix qui permettent donc aux banques de «mener une politique commerciale offensive», estime Hervé Hatt.

Les prix se détendent

Cerise sur le gâteau pour celles et ceux qui seraient tentés par un projet immobilier, la baisse des prix enclenchée l’été dernier va se poursuivre en 2012. Roland Trippard, président du directoire de seloger.com anticipe un repli global de 5 à 10% selon les régions. Ceux qui parient sur un recul plus prononcé avant d’acheter risquent pourtant d’être déçus.
«Au regard des fondamentaux – plutôt sains – du marché français, nous continuons néanmoins de juger hautement improbable un scénario de krachimmobilier. Dans le cadre de notre scénario central, nous estimons que les prix devraient baisser de l’ordre de 5 à 6% sur un horizon de deux ans», corrigent, de leur côté, les économistes de Natixis, dans une note de recherche.

Pas de chute à attendre

En effet, difficile d’envisager une chute brutale des prix alors que l’immobilier reste une valeur refuge. Selon une étude menée par l’institut CSA pour le compte du Cercle des Epargnants, 47% des Français le considèrent comme le meilleur placement pour leur épargne. Bien que l’attentisme soit plus grand aujourd’hui, certainement en raison des craintes du chômage et des élections à venir, la demande pour l’immobilier restera toujours soutenue.

Source : Les Echos, Mathieu Bruckmüller
La guerre est ouverte entre agences immobilières traditionnelles et réseaux de mandataires sans vitrine ni carte professionnelle. Les unes se sentent menacées, les autres exclus. Le 7 février, sous les lambris de l'Assemblée nationale, où était organisé un colloque de réunification, le dialogue a failli tourner à l'aigre. Les patrons d'agences et les syndicats, SNPI, Unis et Fnaim, supportent mal que des professionnels, parfois issus de leurs rangs, tentent de mailler le territoire « d'entrepreneurs indépendants ».

En cause, ces réseaux qui recrutent à tour de bras des négociateurs peu formés, parfois peu familiers du secteur, avant de les lancer sur les routes de France à la chasse au mandat. Ces « intermittents de l'immobilier », qui réaliseraient 15.000 des 832.000 transactions annuelles, travaillent depuis leur salon ou dans leur voiture, occupent souvent un autre emploi et sont rémunérés par des commissions dont le taux varie d'ailleurs avec leur chiffre d'affaires.

« C'est pour l'instant une tempête dans un verre d'eau, pense Jean-François Buet, agent immobilier à Dijon et candidat à la présidence de la Fédération nationale des agents immobiliers. Mais il nous faut rester vigilants car le modèle fait école. » Le rachat par Artemis, le holding familial du groupe PPR, des deux leaders du marché, Capifrance et Optimhome -sans doute voués à fusionner -, a annoncé, il y a quelques mois, le passage à l'ère industrielle.Les affiches ont fleuri ces dernières semaines : « Devenez conseiller immobilier, enfin indépendant, enfin bien rémunéré. » Capifrance propose 350 « postes » en Ile-de-France. « Sachez qu'il n'est pas indispensable d'avoir une expérience dans l'immobilier », peut-on encore lire sur le site Internet. Ces postes n'en sont pas réellement et les agents commerciaux nullement salariés. Au contraire, ils devront commencer par verser 360 euros par mois pour avoir accès à une formation de douze jours et aux supports - plus de 1.000 sites Internet, affirme la publicité -sur lesquels poster leurs annonces. Puis patience... Il leur faudra attendre encore de six à huit mois avant de toucher les fruits de leur travail.Un modèle déjà ancien.

Jacques Daboudet, le nouveau président de ce réseau, revendique 1.400 commerciaux - lorsque les agences classiques comptent en moyenne 3 ou 4 personnes -et un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros pour 6.000 ventes, qu'il compte doubler en deux ans. « Le modèle financier est assez clair, il vise à faire de l'argent », explique François Pineda. Ce consultant, d'abord soutien des réseaux, n'a pas de mots assez durs pour les dénoncer. « Qu'il y ait ou non une transaction, la structure engrange 6 millions d'euros par an apportés par les contributions des agents. »
Sur le terrain aussi, le calcul est vite fait : 4 ou 5 ventes rémunérées en moyenne à 7.000 euros ne suffisent pas pour vivre. De ce revenu annuel de 30.000 euros, il faut retirer le loyer, les frais, les charges. « Même avec un régime fiscal d'autoentrepreneur, il ne reste pas grand-chose », poursuit-il.Le modèle n'est pas nouveau pourtant, les agents immobiliers l'ont eux-mêmes inventé il y a plus de vingt ans pour échapper aux contraintes du salariat. Ils travaillent ainsi avec plus de 15.000 de ces commerciaux.

La loi Engagement national pour le logement a recadré cette pratique en 2006 en modifiant l'article 4 de la loi Hoguet de 1970. Le nouveau texte précise que l'agent commercial ne peut ni encaisser de chèque, ni rédiger d'acte sous seing privé. Quelle différence, alors, sinon de taille, avec les réseaux si critiqués ? « Nous les soupçonnons de vouloir déréguler la profession, souligne Jean-François Buet. Nous savons de source sûre qu'ils ont tenté d'influer sur la rédaction de la loi Lefèbvre (*) et de supprimer les amendes pour ouverture de succursales sans autorisation préfectorale. Nous savons aussi qu'ils acceptent des chèques au nom du réseau et les envoient au siège, ce qui est illégal. Quelle sécurité juridique ont les acquéreurs face à ces pratiques ? » Les autres critiques ne manquent pas : dumping sur les commissions, formation insuffisante, isolement des négociateurs parfois situés à 600 kilomètres du siège... « Lorsque je vais acheter un tube d'aspirine en pharmacie, j'ai un conseil.

Dans un supermarché, je prends mes responsabilités. L'analogie parle d'elle-même », commente un agent immobilier.Y a-t-il de la place pour tous ? La moitié des transactions se signent aujourd'hui entre particuliers, sans intermédiaire. C'est sur ce vivier que comptent les réseaux. De leur côté, soucieux de leurs parts de marché, les agents « à l'ancienne » sont aussi conscients que la cote d'amour de la profession, déjà basse, pourrait encore pâtir de ce modèle de travail à la chaîne.

Source : CATHERINE SABBAH, Les Echos
Montée en puissance des mandataires, avec l'arrivée dans le secteur de la famille Pinault, agences proposant des commissions réduites, ventes directes par les particuliers sur internet: les agences immobilières traditionnelles doivent faire face à une concurrence accrue.

"Le paysage des transactions immobilières a beaucoup changé ces dernières années avec l'apparition de nouveaux modèles, comme les réseaux de mandataires, les éditeurs internet et la vente directe par les particuliers sur la Toile", explique à l'AFP Christophe du Pontavice, Président d'Efficity. Ce réseau d'agents immobiliers, qui a réalisé 1.200 ventes en 2011, pratique des commissions réduites car utilisant internet tout en n'ayant pas à supporter les charges de boutiques.

Traditionnellement le marché des transactions immobilières dans l'ancien (800.000 en 2011) se partage entre les ventes entre agences immobilières (50%), notaires (10%) et particuliers (40%).

"Les cartes sont en train d'êtres rebattues et les nouveaux arrivants risquent de prendre une part significative du marché", approuve Henry Buzy-Cazaux, président de l'Insitut du management des services immobiliers (IMSI).

Le marché des annonces immobilières sur internet a, avec 172 millions d'euros en 2011, ainsi dépassé les annonces d'emploi (120 millions), selon David Targy, directeur d'études au cabinet de conseils Précepta.

SeLoger.com, le premier site français, vient d'annoncer, après une prise de participation dans i-Property, le premier réseau asiatique de portails immobiliers, qu'il entendait "s’étendre prochainement à d’autres pays émergents".

Ruth Negri, avec son site Coocoonhome.com, a pour sa part l'ambition de réunir sur la même plate-forme particuliers et tous les professionnels (agences mais aussi diagnostiqueurs, déménageurs et assureurs).

Autre nouveau phénomène: l'apparition, au côté de sites exclusivement dédiés à l'immobilier, de portails multisectoriels faisant une large place aux annonces immobilières aussi bien des professionnels que des particuliers.

"Le Bon Coin, quasi-inconnu il y a trois ans, a réalisé une progression fulgurante et tient le haut du pavé si l'on en en juge par la quantité d'annonces publiées et le nombre de visiteurs du portail", souligne M. Targy.

Arrivée de travailleurs indépendants Mais le plus grand bouleversement réside dans l'arrivée dans le secteur d'Artémis, holding de la famille Pinault (PPR, La Redoute, Christie's, Château Latour et Le Point), qui a récemment acquis Capifrance et Optimhome, les deux principaux réseaux immobiliers d'agents mandataires à domicile, fusionnés depuis sous le seul nom de Capifrance.

"Le monde de l'internet a modifié les comportements des consommateurs. Les réseaux sans boutiques sont une véritable alternative aux agences immobilières", a affirmé Patricia Barbizet, directrice générale d'Artémis, lors d'une conférence de presse.

Ce concept, importé d'Amérique du Nord, repose sur des personnes qui travaillent à leur compte, avec un statut de travailleur indépendant. Ils sont rémunérés uniquement à la commission, prennent en charge tous leurs frais professionnels, paient les charges sociales et versent 360 euros par mois à Capifrance.

Capifrance, qui a réalisé en 2011 6.000 ventes pour 52 millions de chiffre d'affaires avec 70 salariés et 1.400 mandataires, prévoit de le doubler à 100 millions en 2014, affirme son directeur général Jacques Daboudet.

"Ce système est un miroir aux alouettes, une machine à rêves qui fabrique de la chair à canon car les personnes ne sont pas assez formées", estime de son côté Laurent Vimont, président du réseau d'agences Century 21, pour qui "seulement 5% des mandataires gagnent bien leur vie".

Source : nouvelobs.com

« Comment vendre ou acheter un logement ? Quelles sont les méthodes les plus utilisées et les plus performantes ? Nous avons lancé cette grande étude pour battre en brèche les idées reçues sur les transactions immobilières et publier les vrais chiffres du marché français, » explique Sébastien de Lafond, Président et fondateur de MeilleursAgents.com. « Les tendances sont très claires. Que ce soit pour vendre ou acheter, les Français font feu de tout bois au début de leurs démarches en faisant appel simultanément à des agences immobilières et à des services de mise en relation de particulier à particulier. Mais au final, la grande majorité des transactions (68%) est réalisée par l’intermédiaire d’agences immobilières, alors que les services de mise en relation entre particuliers sont à l’origine de 19% des transactions et que les autres canaux (notaires, famille, amis, etc.) n’en représentent que 13%. In fine, les résultats de notre étude montrent que les agences immobilières sont 3 fois plus efficaces pour aider les acheteurs et 2,5 fois plus performantes pour les vendeurs, » commente-t-il.

Les pratiques réelles des Français concernant la vente et l’achat de biens immobiliers, points clés :

  • 60% des Français utilisent à la fois les services d’agences immobilières et de mise en relation de particulier à particulier
  • Mais au final, 68% des transactions sont réalisées grâce à une agence immobilière,19% par un service de mise en relation de particulier à particulier et 13% via d’autres canaux (notaires, familles, amis, etc.)
Associer démarches auprès d’agences immobilières et mise en relation entre particuliers

Pour acheter, chacun a sa méthode. 52% des personnes interrogées font simultanément appel à une ou plusieurs agences et à des services de mise en relation entre particuliers. Un tiers (34%) des acheteurs choisit de n’utiliser que des agents immobiliers pour trouver un bien à acquérir alors que 14% ne jurent que par la relation directe de particulier à particulier.
69% des vendeurs conjuguent services d’agences immobilières et mise en relation entre particuliers. Seulement 5% ne font appel qu’aux services de mise en relation entre particuliers alors que 26% des vendeurs ne font confiance qu’aux agences immobilières.

Une performance incontestable des agences immobilières pour l’ensemble des transactions…

3 fois plus efficaces pour les acheteurs

  • Sur 100 acheteurs ayant utilisé des services de particulier à particulier, 26 déclarent avoir finalisé leur achat par ce canal.
  • Sur 100 acheteurs ayant fait appel aux services d’agences immobilières, 79 disent avoir finalisé leur achat par leur intermédiaire.

Et 2,5 fois plus efficaces pour les vendeurs

  • Sur 100 vendeurs ayant tenté de vendre de particulier à particulier, 28 ont signé par ce canal.
  • Sur 100 vendeurs ayant choisi de passer par des agences immobilières, 70 ont réalisé leur transaction par leur intermédiaire.
… et des mandats exclusifs plus efficaces que les mandats simples

85% des vendeurs qui passent par une agence immobilière signent un mandat simple et 15% un mandat exclusif. Cependant, 40% des ventes sont signées dans le cadre d’un mandat exclusif et 60% avec un mandat simple. Par ailleurs, le mandat exclusif offre de meilleures performances en termes de rapidité de vente et de satisfaction :

  • 77% des vendeurs avec mandat exclusif signent une promesse de vente en moins de 3 mois contre 55% pour les vendeurs avec mandat simple.
  • 75% des vendeurs avec mandat exclusif se disent satisfaits contre 59% pour les vendeurs avec mandat simple.
Le point de vue des Français sur le marché immobilier actuel

Selon les Français, le marché immobilier va mieux. En 2008, 78% d’entre eux considéraient que le marché immobilier se portait mal : ils ne sont plus que 56% aujourd’hui. Pour les prochains mois, 36% des Français anticipent une stabilité des prix (-6 points par rapport à 2008), 31% envisagent une hausse (+17 points) et 26% prévoient une baisse (-18 points).

Le point de vue de MeilleursAgents.com

Au début de la crise financière de 2008, 44% des Français estimaient que les prix allaient baisser. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 26% alors que la crise est toujours aussi présente. En janvier 2012, 67% des Français (contre 56% en septembre 2008) considèrent que les prix vont augmenter ou rester stables. Alors que depuis plusieurs mois les prix ont amorcé une phase de baisse, la vision du grand public reste marquée par les importantes hausses de ces 2 dernières années. De plus, dans un contexte économique difficile, la pierre semble plus que jamais perçue comme une valeur refuge.

Note méthodologique :

Etude MeilleursAgents.com / Université Paris Dauphine / IFOP réalisée entre juillet 2011 et janvier 2012, sous la direction de Fabrice Larceneux, chercheur CNRS à l’université Paris Dauphine, auprès de 6077 personnes recherchant des informations pour l’achat ou la vente de biens immobiliers. Sondage spécifique « Point de vue des Français sur le marché immobilier actuel » réalisé par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, du 4 au 6 janvier 2012. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les chiffres 2008 sont tirés de l’étude Ifop « Les Français et le marché de l’immobilier » réalisée pour MeilleursAgents.com auprès d’un échantillon de 1006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par téléphone du 4 au 5 septembre 2008.

Source : meilleursagents.com

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