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Si l’on en croit la dernière enquête menée par Explorimmo sur la résidence secondaire auprès de 1 200 Internautes, le Bassin d’Arcachon arrive en tête (à 21%) des destinations de rêve devant Deauville (18%) et Cassis (17%). 

59 % des personnes interrogées rêvent d’acquérir une résidence secondaire, dans les trois prochaines années. Idéalement, elle se situe plutôt à la mer loin devant la campagne et la montagne. Autre critère déterminant, le temps de trajet entre le pied-à-terre et le domicile doit être à 3 heures maximum de chez eux.

Pyla-sur-Mer, Arcachon, Cap-Ferret, trois marchés distincts

Et, l’arrivée de la LGV, depuis le 2 juillet, renforce encore l’attractivité du bassin d’Arcachon, en le plaçant désormais à 3h de Paris. "Le marché est très dynamique. Nous avons enregistré 50 transactions depuis le début de l’année", indique Marina Tonneau, responsable des agences Coldwell Banker sur le bassin d’Arcachon, qui emploient 13 personnes. 

"Nous ressentons aussi "l’effet Brexit". Des Français expatriés et aisés, inquiets des effets du Brexit, veulent avoir un pied-à-terre en France et s’offrent une belle résidence secondaire sur le bassin", observe-t-elle. 

Sud Ouest

Crédit photo : COLDWELL BANKER

Pour autant, les clients sont avant tout d’importants chefs d’entreprise de la région (à 50%) et de Paris dans l’industrie, les nouvelles technologies et les services pour les villas au Pyla-sur-Mer. Tandis, qu’au Cap-Ferret, il s’agit davantage d’artistes, de sportifs et d’animateurs de télévision.

Des marchés, qui obéissent à leur propre logique. Ainsi, "au Cap-Ferret, le ticket d’entrée est de l’ordre d’un million d’euros pour une maison de 120 m², à rénover. Alors, qu’au Pyla-sur-Mer, les premières offres se situent autour de 700 000 euros", explique Guillaume Touroul-Chevalerie, fondateur de l’agence Jane, dédiée à l’immobilier de luxe sur le bassin d’Arcachon. Sur le front de mer, les prix flambent et il faut compter entre 3 et… 6 millions d’euros pour des villas, qui pourront ensuite être louées en période estivale à 8 000 euros la semaine !

"Les travaux représentent 20 à 40% du montant de la transaction", prévient-il. Car, il s’agit souvent de maisons bâties dans les années 80. Conséquence, "il y a encore un beau potentiel. Actuellement, il y a un changement de générations et nombre d’héritiers ne sont pas en mesure de supporter les travaux", souligne Guillaume Touroul-Chevalerie.

Sud Ouest

Crédit photo : COLDWELL BANKER

Les prix vont grimper… 

A ce jour, "les ventes se font au prix affiché, car les clients ont peur de rater une opportunité et les prix se sont stabilisés ces dernières années, après avoir doublé pendant 10 ans", observe Marina Tonneau.

Mais, selon elle, tous les éléments sont réunis pour que "les prix doublent encore dans les dix ans à venir. C’est un marché, qui s’organise autour de la rareté, faute de foncier disponible", analyse-t-elle. D’autant plus, que la Côte d’Azur a moins la cote auprès de cette clientèle aisée. D’ailleurs, sur le Cap-Ferret, les biens se vendent en moins d’un mois, tant les demandes sont largement supérieures à l’offre.

Mais, les conséquences du réchauffement climatique pourraient aussi faire quelque peu évoluer ce marché. "Aujourd’hui, les clients cherchent moins à être en première ligne et prennent davantage en compte ces éléments dans leur réflexion", observe  Guillaume Touroul-Chevalerie. Reste à savoir désormais si le bassin d’Arcachon restera encore à la mode pendant plusieurs décennies. 

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