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La stabilité estivale des taux d'intérêt du crédit à l'habitat en France se confirme. En août, à l'image de la tendance déjà observée dans  notre baromètre du crédit en juillet , les évolutions à la hausse, comme à la baisse, des taux fixes restent marginales.

C'est même le calme plat, aux dires du courtier en crédit Meilleurtaux.com. « Juillet a été plutôt calme, août suivra sans doute la même tendance », remarque Maël Bernier, son porte-parole. Ainsi, début août, les taux moyens relevés auprès des banques partenaires du courtier « se situent à quelques centièmes près exactement au même niveau que début juillet c'est-à-dire : 1,54 % sur 15 ans, 1,74 % sur 20 ans et 1,91 % sur 25 ans. »

« Electroencéphalogramme plat »  

Contrairement à la traditionnelle hausse saisonnière de l'été, seuls quelques établissements financiers, précise Maël Bernier, « ont relevé [en juillet] leur taux de 0,10 % mais ils se comptent sur les doigts de la main. »

Cafpi, autre poids lourd du courtage, confirme l'électroencéphalogramme plat sur le front des taux du crédit. « En août, note le courtier, la stabilité des taux de crédits immobiliers se poursuit [...] » Par son intermédiaire, des particuliers ont obtenu des taux de 0,90 % sur 10 ans, 1 % sur 15 ans, 1,31 % sur 20 ans et 1,51 % sur 25 ans. En région, détaille aussi Cafpi, si l'on prend l'exemple de la durée sur 20 ans, qui est la moyenne du crédit, la Normandie affiche le taux le plus bas avec 1,31 %. Le plus haut taux est relevé en Corse et dans les DOM-TOM, avec 1,81 %, soit un écart de 0,50 % entre le plus haut et le plus bas, et ce, comme en juillet.

En termes de durées d'emprunt, Le-Partenaire.fr note deux mouvements contraires, à savoir « une légère baisse sur 10 ans et 15 ans, de l'ordre de 0,02 %/0,05 % » et une « légère hausse sur 20 ans, de 0,03 % ». Au demeurant, corrobore ce spécialiste du crédit, « en cette période estivale 2017, le thermomètre reste à peu près stable comme les taux de crédit dans l'ensemble du territoire. »

Ralentissement de l'activité

Du côté de l'activité, le ralentissement est perceptible au niveau de l'ensemble du marché. En effet, si la hausse des taux demeure contenue, l'accélération de l'augmentation des prix contraint davantage les ménages. Selon les chiffres de la Banque de France, la production mensuelle de nouveaux crédits à l'habitat continue à se rétracter : 20,7 milliards d'euros en juin, après 24,9 milliards en mai. Toutefois, ce sont surtout les renégociations de crédit qui sont en recul, le flux de crédits nouveaux progressant encore entre mai et juin.  

Les rachats, encore pertinents

Pourtant, estime Cafpi, il est encore temps de saisir les opportunités de rachat de crédit. « Avec des taux de 0,43 % de moins en août 2017 (1,56 %) par rapport à août 2016 (1,99 %), le rachat de crédit est la meilleure initiative à prendre », affirme le courtier. Et de préciser : « il est possible d'emprunter 4 % de plus qu'il y a un an sur 20 ans ». Ou, en d'autres termes, pour 1.000 euros par mois de remboursement,  vous pourrez emprunter aujourd'hui 206.000 euros, contre 198.000 euros en août 2016.

Septembre, mois «charnière »

A la rentrée, peu de changement en vue. Les taux devraient globalement rester stables, hormis, deci delà, quelques hausses très légères. D'après Maël Bernier, Meilleurtaux.com, il n'y a en effet « aucune raison majeure que les banques remontent leurs taux, les taux directeurs restant très bas et la BCE gardant ses conditions favorables inchangées. » 

Qui plus est, septembre est un mois « charnière ». C'est le moment où les banques, explique-t-elle, en profitent pour « capter les derniers dossiers pour concrétiser les objectifs de production de l'année en cours et très vite, d'enchaîner sur la production de l'année à venir ». De même, estime Fabienne Laborde, directrice commerciale de Le-Partenaire.fr, « l a rentrée pourrait être décisive, en fonction de l'atteinte ou non des objectifs des banques. Des hausses ou des baisses de taux seraient donc susceptibles d'intervenir à nouveau. »

Plus affirmative, Cécile Roquelaure, directrice des études d'Empruntis, prédit que « les banques pourraient être plus sélectives sur le dernier trimestre de l'année ». Des efforts de taux pourraient être notamment consentis par certaines pour des profils haut de gamme.

ANNE-SOPHIE VION

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