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C'est une zone commerciale pas comme les autres. Polygone Riviera, sur la route de Cagnes-sur-Mer, fait côtoyer oeuvres d'art à l'air libre et boutiques de luxe. Ce n'est pas la seule singularité de ce centre commercial : il est détenu à 50 % par le géant de l'immobilier Unibail-Rodamco… et à 50 % par une famille de Montpellier, les Chambon, qui en possèdent d'autres, ainsi qu'une demi-douzaine d'hôtels de luxe. Invisibles il y a quelques années, les Chambon pèsent aujourd'hui plus de 600 millions d'euros, ce qui leur permet de figurer dans les 150 premières fortunes françaises.

Depuis quelques années, les personnalités issues du monde de l'immobilier, que ce soit la gestion, la promotion ou le BTP, sont de plus en plus nombreuses. Et de plus en plus riches. Sur la seule année dernière, le patrimoine de plusieurs actionnaires majoritaires de groupes liés à la pierre a fait un bond considérable. C'est le cas pour des promoteurs comme Olivier Mitterrand, du groupe Les Nouveaux Constructeurs (passé de 380 à 670 millions), et Patrice Pichet, du Groupe Pichet (passé de 620 à 800 millions). Le cas aussi de gestionnaires fonciers, comme Jean-Claude Le Lan, fondateur d'Argan, dont la fortune est passée de 180 à 280 millions entre 2016 et 2017. Une estimation un peu trop optimiste de Challenges ? Non : deux (sur trois) de ces grandes fortunes sont cotées en Bourse. C'est donc le marché qui tranche… De plus, sur une longue période, le poids de l'immobilier ne cesse de s'accroître : depuis le lancement de notre palmarès, en 1996, les riches de l'immobilier ont multiplié par 20 leur patrimoine. C'est deux fois plus que la moyenne des autres fortunes.

Jackpot des hôtels

Deux phénomènes sont à l'origine de cette montée en puissance. D'abord, la hausse des prix de l'immobilier. Il suffit aux particuliers d'être propriétaires d'un 90 mètres carrés dans un beau quartier parisien pour être assujettis à l'ISF. De la même façon, il suffit de quelques milliers de mètres carrés de bureaux, d'hôtels et d'entrepôts pour aujourd'hui entrer dans notre classement. Témoin, Chuc Hoang : ce polytechnicien, Vietnamien d'origine, est à la tête d'un patrimoine de plus de 800 000 mètres carrés de bureaux, d'entrepôts, de logements et d'hôtels. Il est notamment le propriétaire de l'emblématique Novotel Paris Centre Tour Eiffel (ex-Nikko). Un patrimoine patiemment accumulé grâce aux cash-flows tirés des loyers et la revente, régulière, d'une partie de son patrimoine pour financer d'autres achats. Il vient d'acquérir, avec le fonds Colony, un portefeuille de 400 000 mètres carrés de bureaux en Espagne et en France. Pour financer le tout, les nouveaux propriétaires vont emprunter. Ils tablent ensuite sur une poursuite de la hausse des prix et se donnent rendez-vous dans dix-huit mois, après avoir rénové les bâtiments, toiletté les baux des locataires et fait le ménage dans les actifs à céder : " Je préfère restructurer que construire ". Cela lui réussit : sa fortune a doublé en cinq ans.

Pour certains, c'est encore plus simple : les prix montent tout seuls ! C'est le cas des hôteliers : ils voient la valeur de leurs murs s'apprécier chaque année depuis dix ans. Le business est tellement prospère qu'il suscite beaucoup de vocations. Les Costes, par exemple, ont compris depuis longtemps qu'il valait mieux être hôtelier (de luxe) que bistrotiers. Quant à Michel Reybier, il a fait une première fois fortune dans la charcuterie (Aoste, Cochonou, Justin Bridou…) et travaille à une seconde bonne affaire grâce à ses établissements La Réserve, à Ramatuelle, Crans-Montana, Paris… Le paradoxe, c'est que les prix s'envolent malgré une activité touristique médiocre, marquée par la concurrence accrue d'Airbnb et l'impact des attentats sur la fréquentation étrangère.

Menace de retournement

Un des principaux riches de notre classement s'étonne : " J'ai acheté un grand hôtel il y a trois ans à Paris, mais à cause des événements, mon taux d'occupation a diminué de 15 %. Pourtant, mon hôtel vaut presque deux fois plus cher qu'au moment où je l'ai acheté. Pour les vrais hôteliers comme moi, c'est incompréhensible… "

L'explication, il faut la chercher du côté de Francfort, au siège de la Banque centrale européenne. La chute des taux, en abaissant le coût de l'emprunt, a permis de payer plus cher les acquisitions. " Les investisseurs particuliers comme les fonds d'investissement ont délaissé les autres placements pour l'immobilier, rentable et finançable facilement et avec de bonnes conditions ", explique Olivier Pelat, le président d'Europequipements, une société immobilière. Mais que se passerait-il en cas de hausse brutale des taux ? " C'est aujourd'hui notre principale menace : une hausse d'1 point ferait mécaniquement baisser la valeur de tous les actifs ", reconnaît Olivier Pelat.

 

C’est une zone commerciale pas comme les autres. Polygone Riviera, sur la route de Cagnes-sur-Mer, fait côtoyer oeuvres d’art à l’air libre et boutiques de luxe. Ce n’est pas la seule singularité de ce centre commercial : il est détenu à 50 % par le géant de l’immobilier Unibail-Rodamco… et à 50 % par une famille de Montpellier, les Chambon, qui en possèdent d’autres, ainsi qu’une demi-douzaine d’hôtels de luxe. Invisibles il y a quelques années, les Chambon pèsent aujourd’hui plus de 600 millions d’euros, ce qui leur permet de figurer dans les 150 premières fortunes françaises.

Depuis quelques années, les personnalités issues du monde de l’immobilier, que ce soit la gestion, la promotion ou le BTP, sont de plus en plus nombreuses. Et de plus en plus riches. Sur la seule année dernière, le patrimoine de plusieurs actionnaires majoritaires de groupes liés à la pierre a fait un bond considérable. C’est le cas pour des promoteurs comme Olivier Mitterrand, du groupe Les Nouveaux Constructeurs (passé de 380 à 670 millions), et Patrice Pichet, du Groupe Pichet (passé de 620 à 800 millions). Le cas aussi de gestionnaires fonciers, comme Jean-Claude Le Lan, fondateur d’Argan, dont la fortune est passée de 180 à 280 millions entre 2016 et 2017. Une estimation un peu trop optimiste de Challenges ? Non : deux (sur trois) de ces grandes fortunes sont cotées en Bourse. C’est donc le marché qui tranche… De plus, sur une longue période, le poids de l’immobilier ne cesse de s’accroître : depuis le lancement de notre palmarès, en 1996, les riches de l’immobilier ont multiplié par 20 leur patrimoine. C’est deux fois plus que la moyenne des autres fortunes.

Jackpot des hôtels

Deux phénomènes sont à l’origine de cette montée en puissance. D’abord, la hausse des prix de l’immobilier. Il suffit aux particuliers d’être propriétaires d’un 90 mètres carrés dans un beau quartier parisien pour être assujettis à l’ISF. De la même façon, il suffit de quelques milliers de mètres carrés de bureaux, d’hôtels et d’entrepôts pour aujourd’hui entrer dans notre classement. Témoin, Chuc Hoang : ce polytechnicien, Vietnamien d’origine, est à la tête d’un patrimoine de plus de 800 000 mètres carrés de bureaux, d’entrepôts, de logements et d’hôtels. Il est notamment le propriétaire de l’emblématique Novotel Paris Centre Tour Eiffel (ex-Nikko). Un patrimoine patiemment accumulé grâce aux cash-flows tirés des loyers et la revente, régulière, d’une partie de son patrimoine pour financer d’autres achats. Il vient d’acquérir, avec le fonds Colony, un portefeuille de 400 000 mètres carrés de bureaux en Espagne et en France. Pour financer le tout, les nouveaux propriétaires vont emprunter. Ils tablent ensuite sur une poursuite de la hausse des prix et se donnent rendez-vous dans dix-huit mois, après avoir rénové les bâtiments, toiletté les baux des locataires et fait le ménage dans les actifs à céder : « Je préfère restructurer que construire ». Cela lui réussit : sa fortune a doublé en cinq ans.

Pour certains, c’est encore plus simple : les prix montent tout seuls ! C’est le cas des hôteliers : ils voient la valeur de leurs murs s’apprécier chaque année depuis dix ans. Le business est tellement prospère qu’il suscite beaucoup de vocations. Les Costes, par exemple, ont compris depuis longtemps qu’il valait mieux être hôtelier (de luxe) que bistrotiers. Quant à Michel Reybier, il a fait une première fois fortune dans la charcuterie (Aoste, Cochonou, Justin Bridou…) et travaille à une seconde bonne affaire grâce à ses établissements La Réserve, à Ramatuelle, Crans-Montana, Paris… Le paradoxe, c’est que les prix s’envolent malgré une activité touristique médiocre, marquée par la concurrence accrue d’Airbnb et l’impact des attentats sur la fréquentation étrangère.

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