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Un salon de l’immobilier 100 % local. Ce samedi 14 octobre, la mairie du Blanc-Mesnil organise une journée dédiée aux projets immobiliers, en cours ou à venir, dans la ville. D’ici 2020-2021, environ 3 100 logements supplémentaires auront été construits dans cette commune de 55 000 habitants. Comme dans les salons références, des bulles de vente seront installées pour les visiteurs désireux d’acheter un appartement ou un pavillon au Blanc-Mesnil.

Pour le maire (LR) Thierry Meignen, l’objectif est double. D’une part, « ce salon, organisé devant la mairie, doit permettre de présenter aux habitants ce qui est en train de se construire et ainsi découvrir quel sera le visage de la ville d’ici 3 à 4 ans », développe l’édile. Surtout, le but du salon est de « vendre » Le Blanc-Mesnil auprès d’une nouvelle population, plus aisée, et susceptible d’y acheter un logement. « On veut clairement rééquilibrer la sociologie de notre commune », assume Thierry Meignen, dont la ville compte un peu plus de 40 % de logements sociaux. L’édile veut ainsi attirer « des familles ou des jeunes couples parisiens qui n’ont plus les moyens de se loger dans la capitale ».

Thierry Meignen, maire (LR) du Blanc-Mesnil, organise le tout premier salon de l’immobilier de la ville (LP.)

Pour ce faire, la municipalité a demandé aux promoteurs - Bouygues, Kaufman & Broad, Promogim, etc. - de travailler sur « une architecture classique, style néohaussmannien, de qualité », se félicite Thierry Meignen. « Les quartiers, conçus comme des villages dans la ville, compteront aussi beaucoup d’espaces verts », poursuit le maire, qui rappelle que son plan local de l’urbanisme (PLU) oblige les constructeurs à conserver 40 % d’espaces verts.

A ce jour, sur les programmes déjà mis en vente, « 10 % des achats ont été réalisés par des Parisiens », se félicite le maire.

Enfin, via ces constructions en masse, Thierry Meignen veut créer une identité architecturale propre au Blanc-Mesnil. « Aujourd’hui, quand on arrive de Drancy ou d’Aulnay-sous-Bois, on ne se rend même pas compte qu’on change de ville… Demain, je veux qu’on sache, en voyant les immeubles, qu’on est arrivé au Blanc-Mesnil ».

Salon de l’immobilier du Blanc-Mesnil, samedi 4 octobre, de 10 heures à 18 heures, sur le parvis de l’hôtel de ville. Accès libre.
« Ce n’est pas une réponse aux problèmes de logement des habitants ! »

Didier Mignot, conseiller municipal d’opposition PCF, rappelle que plusieurs milliers d’habitants attendent un logement social.

Didier Mignot, ancien maire (PCF) du Blanc-Mesnil et élu d’opposition.Frédéric Fournier

Pour celui qui fut maire communiste du Blanc-Mesnil entre 2008 et 2014, ce salon de l’immobilier « n’est pas une réponse aux problèmes de logement des habitants ». Didier Mignot, élu PCF d’opposition, estime que « 8 000 habitants sont en attente d’un logement social au Blanc-Mesnil », et qu’ils « n’ont pas les moyens de devenir propriétaires ». Pire, la construction de 3 100 logements dans les quatre ans va « faire flamber le prix des logements et des loyers, créant une spirale inflationniste dont les premières victimes seront les habitants ». Ainsi, Didier Mignot estime que cette « gentrification assumée » de la part de Thierry Meignen va « chasser les Blanc-Mesnilois de la ville ».

S’agissant des choix architecturaux des nouveaux immeubles, le communiste grince : « Ce style Haussmannien, c’est Disneyland, c’est de la guimauve. Et puis le message est clair : Haussmann, c’est celui qui, dans le Paris du XIXe siècle, s’est servi des travaux urbains pour chasser les familles défavorisées de la capitale ! »

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