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C'est la fin d'un cycle pour la société foncière Terreïs. L'entreprise, dont le patrimoine est pour l'essentiel constitué d'immeubles de bureaux et de murs de boutiques situés dans Paris - valorisé au total à environ 2,2 milliards à la fin 2018 -, s'apprête à céder une large partie de ses actifs et s'achemine vers un retrait de la cote.

Cotée à la Bourse de Paris depuis la fin 2006 mais toujours contrôlée - à 54 % - par son fondateur, l'homme d'affaires  Jacky Lorenzetti via sa société holding Ovalto, Terreïs a annoncé ce mardi, après Bourse, la signature avec Swiss Life d'un protocole d'accord portant sur la cession de 28 actifs immobiliers, soit d'environ 72 % de son patrimoine, pour un prix de 1,7 milliard d'euros. Ce serait la plus grosse opération immobilière jamais réalisée à Paris. 

Fin d'un modèle

La valeur du patrimoine de la foncière s'est envolée depuis 2010, multipliée par 4,8. « Nous étions à la fin d'un modèle, explique son directeur général, Fabrice Paget-Domet. Terreïs est fondé sur la capacité à bien acheter et à réaliser des travaux pour revaloriser son patrimoine. Dans ce contexte de taux d'intérêt très bas, de prix des actifs très cher, il devient difficile de faire des acquisitions à Paris qui reste très convoité. En 2018, pour la première fois depuis 2011, nous n'avons pas fait d'acquisition. » Le fait d'avoir « reçu une très belle proposition de Swiss Life, c'est une bonne porte de sortie », ajoute-t-il.

La foncière, dont la valeur du patrimoine sera ramenée aux alentours de 600 millions, aura encore 150 millions d'euros d'actifs non stratégiques à céder en 2019 et 2020. Et, compte tenu de son environnement, le directeur général ne s'attend pas « à des acquisitions dans les deux ans à venir ». Mais, Jacky Lorenzetti qui, après  la vente du groupe immobilier Foncia en 2007 , s'est bâti une autre vie professionnelle, avec la reprise de l'équipe de rugby Racing 92, la réalisation de son  stade et enceinte polyvalente Paris La Défense Arena, des acquisitions dans l'hôtellerie et le monde du vin, pourrait réaliser de nouveaux investissements à titre personnel.

Dividende exceptionnel

La finalisation de l'opération, encore dépendante de certaines conditions - levée du droit de préemption urbain ; approbation de l'Autorité de la concurrence ; feu vert des actionnaires -, devrait intervenir en mai. Sa réalisation s'accompagnera du versement de deux dividendes, pour un montant global avoisinant 25 euros, l'un d'entre eux, d'une valeur de 24 euros, étant un dividende exceptionnel qui découle du régime des sociétés d'investissement immobilier cotées (SIIC) auquel est soumis Terreïs.

En outre, la transaction doit s'accompagner d'une offre publique de rachat d'actions (OPRA) de Terreïs à un prix indicatif d'environ 35 euros par titre, afin de proposer une porte de sortie aux actionnaires minoritaires. Ces derniers se verront proposer 60 euros par action avec le versement des deux dividendes, soit une prime de 57 % par rapport au cours pondéré sur le mois précédant le 8 février, le cours ayant été suspendu lundi à 43 euros. Dans la foulée de l'OPRA, la société holding de Jacky Lorenzetti déposerait un projet d'offre public de retrait de Terreïs de la Bourse.

Christophe Palierse

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