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À proximité de Rennes, une fratrie qui avait hérité de la maison de ses parents n’a pas eu le temps de régler les formalités avant l’arrivée de squatteurs. Au terme d’une action judiciaire, le bien est récupéré en piteux état nécessitant de lourds travaux.

Même si la loi a été durcie contre les squatteurs, en permettant notamment des expulsions durant la trêve hivernale dans certains cas, la situation reste souvent compliquée pour les propriétaires. C’est ce que rappelle la triste histoire révélée par le quotidien Ouest-France, évoquant les malheurs d’une famille ayant hérité de la maison de ses parents à La Chapelle-des-Fougeretz, au nord de Rennes. Après le décès de leurs parents, en 2016, leurs enfants ont été moins rapides que les squatteurs pour régler les formalités et le sort de ce pavillon familial de 110 m² construit dans les années 70.

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Selon les propos de l’un des héritiers, Pascal Hamon, rapportés par le quotidien breton, trois femmes et leurs enfants se sont installées sur place en août dernier après avoir fracturé une porte d’entrée. Les premières actions en justice n’ont débouché sur rien, regrette Pascal Hamon qui estime que l’on ne s’est pas préoccupé de sa situation puisque personne n’est venu constater le squat sur place. Il est vrai que la situation est plus complexe lorsque la maison n’est pas habitée (que ce soit en résidence principale ou secondaire), ce qui était le cas ici. D’ailleurs, comme souvent, les squatteurs étaient bien au fait des textes pouvant les protéger puisqu’ils avaient affiché sur la porte de la maison le texte de loi menaçant de poursuites pénales ceux qui pénétreraient sur place puisque c’est désormais leur domicile.

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Toujours est-il que les propriétaires légitimes parviennent finalement à récupérer leur bien, mais dans un état effroyable, à en croire la description faite par Ouest-France. Une dizaine de carcasses de voitures abandonnées sur les pelouses, des camionnettes pleines de matelas pourris sans oublier trois caravanes ont été abandonnées sur place. L’ensemble ressemble désormais à une décharge publique avec détritus jonchant le sol de la maison, toilettes sèches installées à la va-vite dans le jardin, vêtements, chaussures et jouets éparpillés çà et là... A priori, il y en aura pour plusieurs milliers d’euros de frais de remise en état, des frais qui ne seront jamais récupérés auprès des squatteurs insolvables. Une situation qui n’a pas manqué de faire réagir le député de Vaucluse et secrétaire général adjoints des Républicains, Julien Aubert. Sur Twitter, il rappelle que ce type de mésaventure justifie son action à l’Assemblée nationale pour redéposer un texte visant à créer une infraction pénale spécifique, après le rejet par la majorité d‘un texte précédent en octobre.

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