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(AOF) - NEXITY (-1,77% à 42,08 euros)

La société immobilière continue d'enchainer séances de hausse et séances de baisse sans raison particulière. Le titre pourrait être pénalisé aujourd'hui par son statut de valeur défensive et par la légère hausse du taux souverain à 10 ans de référence, le Bund. La hausse des taux pèse sur les sociétés immobilières en raison de leur endettement. Par ailleurs, la hausse des taux rend mécaniquement leur rendement moins attractif.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Premier groupe en France de services à l’immobilier intégré, intervenant sur l’ensemble des métiers de la promotion et des services immobiliers ;

- Depuis 2016, mesures publiques d’aide aux primo-accédants et aux investisseurs, d'où une reprise confirmée des ventes de logements neufs ;

- Groupe organisé en 4 pôles, générant 3,5 Mds de chiffre d’affaires : l’immobilier résidentiel, l’immobilier d’entreprise, les services type gestion de résidences ou administration de bien avec Oralia et Perl, et les autres activités avec la régénération urbaine et l’innovation ;

- Modèle économique original dans la promotion (14 % du marché) : présence sur la totalité du processus de promotion, maîtrise des risques de développement avec prévente des lots, maintien des coûts fixes à moins de 10 % du chiffre d'affaires, de 3,5 Mds€, et modèle intégré, du développement aux services ;

- Volonté de limiter l'exposition à la cyclicité de la promotion par la diversification dans les services -marques Guy Hoquet et Century 21 pour les réseaux de vente, et Oralia et Perl pour l’administration de biens (n° 2 en France );

- Situation financière saine permettant croissance externe et visibilité dans la distribution aux actionnaires (de 2,5 € jusqu’en 2019).

Les points faibles de la valeur

- Manque chronique de visibilité sur l’évolution de la politique du logement en France et craintes d'un ralentissement de l'activité en raison de la baisse du pouvoir d'achat immobilier chez les particuliers ;

- Risque de ralentissement des commandes à moyen terme, que provoquerait une remontée des taux ;

- Dans les services et réseaux , marge inférieure à celle de la promotion et de l’immobilier d’entreprise.

Comment suivre la valeur

- Forte exposition à la santé du marché immobilier d'habitation : sensibilité à l'évolution des prix des terrains à bâtir, des prix au mètre carré et de la santé financière des ménages ainsi qu’à l’impact des mesures de soutien à l’immobilier ;

- Effet décalé de plusieurs trimestres des reprises des commandes dans les comptes (modèle de Vente en l’Etat Futur d’Achèvement - VEFA -) ;

- Evolution des réservations de logements neufs en France ;

- Nouveau plan stratégique 2018-2021 : objectifs opérationnels : pour les clients particuliers, hausse de 3 points de la part de marché, croissance des lots gérés en administration de biens et fort développement des résidences seniors et étudiants / pour les clients entreprises : doublement des prises de commandes / pour les clients collectivités : renforcement de la position de 1er aménageur privé / objectifs financiers : prises de commandes de 650 M€ par an, croissance de plus de 10 % des revenus et de la rentabilité d'exploitation et dividende au moins égal à 2,50 € ;

- Réalisation des objectifs 2018 : chiffre d’affaires et résultat opérationnel en hausse de 10 % ;

- Capital éclaté, les principaux actionnaire étant Prédica (6,1 % des actions) et Crédit Mutuel (5,5%) derrière A .Dinin et New Port agissant de concert (12,9%).

Immobilier

Le recul des ventes de logements neufs se poursuit : au troisième trimestre 2018 elles ont diminué de 0,2%, selon l'Insee. Sur les neuf premiers mois de 2018, les ventes de logements neufs ont baissé de 9,7%. Sur douze mois glissants, la baisse est de 5,2%. Les volumes restent importants, avec 83.481 logements neufs vendus sur neuf mois, néanmoins légèrement moins élevés qu'en 2016 et 2017. Après une année 2017 exceptionnelle, les ventes sur le total de l'année devraient donc être en recul en 2018, ce qui serait une première depuis 2015. Deux dispositifs, qui ont sensiblement soutenu le marché de l'immobilier neuf ces dernières années, ont été revus. Le prêt à taux zéro a été recentré de façon graduelle comme le dispositif Pinel pour l'investissement locatif. Ce dernier est désormais centré sur les zones tendues comme l'Ile-de-France, la Côte d'Azur et les grandes agglomérations. A cela s'ajoutent des mesures de réorganisation du secteur HLM qui ont provoqué un recul des ventes en bloc de logements neufs aux bailleurs sociaux. Enfin, la capacité d'achat des ménages s'est érodée depuis 2017 avec la remontée des taux d'intérêt alors que les prix ont progressé.

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